Je viens de lire le premier chapitre de Henri d’Ofterdingen et je suis abasourdi: c’est un scénario de film d’animation Ghibli. Exact! Pareil au même! Le roman de Novalis, 1799, eh bien, rencontre au sommet avec l’imaginaire et la manière de raconter de Myazaki, studios Ghibli. Nausicaa de la vallée du vent, Le Château dans le ciel, etcetera. Mais oui. Onirisme métaphysique et surréaliste, à même dose, pas réductible à une fable, à un message, à un modèle, à un dogme: langage du rêve incorporé et porté à l’expression artistique solide et partageable.
Mais qui lit encore Novalis? Et en particulier Henri d’Ofterdingen? Eh bien: qui veut.
Liberté.