Proust en majesté

Le plus bel autoportrait de Marcel Proust, dans son œuvre qui en compte des centaines (émule en ce sens de Rembrandt) (et infiniment plus vrai et ressemblant à mes yeux que la peinture faite par Blanche et que Proust avait suspendue au mur de son appartement) se trouve accroché quelque part vers le milieu de À l’ombre des jeunes filles en fleurs et nous le montre sous les traits de Mme Swann, qui ce jour là avait « l’air d’assurance et de calme du créateur qui a accompli son œuvre et ne se soucie plus du reste ».

Lui-même, sub specie aeternitatis.

3 commentaires

  1. Avatar de delectablypolice9208cfd1ce delectablypolice9208cfd1ce dit :

    Toute la critique littéraire depuis les années 60, du moins dans la perspective structuraliste ou sémiotique, semble nous dire que l’auteur (tout auteur) n’est nulle part dans son œuvre. Dans une perspective structuraliste ou sémiotique

    Vous, par contre, vous semblez dire que Proust est partout présent dans sa « Recherche ». De plus, vous prétendez que son plus bel autoportrait est sous les traits d’une femme.

    Je vous prie de ne pas prendre ce que j’écris comme une critique, j’essaie juste de comprendre.

    Dans la phrase que vous citez, c’est la perspective de l’écrivain qui est montrée, me semble-t-il, bien plus que son « autoportrait ». Qu’en pensez-vous ?

    Bien cordialement à vous

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  2. Avatar de delectablypolice9208cfd1ce delectablypolice9208cfd1ce dit :

    Toute la critique littéraire depuis les années 60, du moins dans la perspective structuraliste ou sémiotique, semble nous dire que l’auteur (tout auteur) n’est nulle part dans son œuvre. Dans une perspective structuraliste ou sémiotique

    Vous, par contre, vous semblez dire que Proust est partout présent dans sa « Recherche ». De plus, vous prétendez que son plus bel autoportrait est sous les traits d’une femme.

    Je vous prie de ne pas prendre ce que j’écris comme une critique, j’essaie juste de comprendre.

    Dans la phrase que vous citez, c’est la perspective de l’écrivain qui est montrée, me semble-t-il, bien plus que son « autoportrait ». Qu’en pensez-vous ?

    Bien cordialement à vous

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    1. Soit l’auteur est partout dans son œuvre, soit il n’est nulle part. Ces deux positions valent. Qu’il soit partout n’empêche pas qu’en des lieux privilégiés une figure plus distincte apparaisse. Dernier point: l’auteur (cette idée figure ailleurs dans les notes de ce blog) est « tous » les personnages de son œuvre. De même qu’on est « tous » les personnages des rêves que l’on fait.
      Enfin: que cela donne à penser, et mon but est atteint.

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