Livres

« No perdamos la perspectiva. »
Camilo José Cela

l i v r e s

Ma passion fut toujours de composer une œuvre, au sens complet et organique. Des romans qui se répondent, se continuent, s’imbriquent, des films, des œuvres graphiques, cent nouvelles, détails, poèmes, qui forment un vaste ensemble tentaculaire et corporel, où les personnages et le sens circulent, de manière pluri-directionnelle, simultanée, échappant à toute possibilité de figement théorique ou narratif (c’est-à-dire impossible à résumer et impossible à terminer.) À l’image d’une ville, au million d’habitants, au million de rues, au million de chambres, de voitures, d’hôpitaux, de maternités, de secrets et d’esplanades. De rencontres et d’ignorances. Et c’est pourquoi mes premiers romans furent toujours des villes: Madrid ne dort pas (2004) donnant le ton et l’ordre.

(L’appellation roman choral ne vaut rien. Je l’utilise souvent, par complaisance, mais seule l’analogie avec la ville donne un début d’explication.)

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